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samedi 20 avril 2013

Nos étoiles contraires, de John Green

   
  Hazel, 16 ans, est atteinte d'un cancer. Un traitement semble avoir arrêté sa propagation, mais elle se sait condamnée. C'est à son groupe de soutien, où elle s'ennuie fermement, qu'elle rencontre Augustus, un garçon séduisant qui partage son humour et son goût pour la littérature, dont la maladie semble guérie. Leur attirance mutuelle est immédiate et, ensemble, ils se lancent dans un projet. Un projet fou.
 
Ecrit par John Green
Traduit par Catherine Gibert
Aux éditions Nathan 
 
                  MON AVIS
 
  Depuis que je l'ai vu sur un blog, je ne sais plus trop lequel, je voulais le lire. Tous ces compliments, toutes ces éloges à propos de ce roman m'intriguaient tout autant que son histoire et que son auteur. J'avais d'ailleurs un peu peur du résultat au début. Je remercie donc grandement les éditions Nathan pour m'avoir permis de lire ce livre grandiose, que j'ai dévoré et sur lequel j'ai pleuré pendant le dernier tiers.
  Ce roman, tout d'abord, ne se lit pas : il se vit. C'est peut-être une phrase un peu bateau, mais ici, je vous promets qu'elle illustre à la perfection ce qu'on ressent. Ce livre est un bijou, c'est de l'or littéraire, c'est un secret que l'on a envie de garder, c'est une vague qui nous emporte loin de notre monde à nous, c'est un paysage nouveau, dur mais subtil et délicat, c'est une met délicieux dont on ne soupçonnait même pas l'existence. Ce livre est excellent. Et même plus que ça : grandiose, magnifique, touchant, transperçant, douloureux.
  Ce livre parle de maladie, mais aussi et surtout de sentiments, d'amour, de douleur, de troubles et d'espoir, de tristesse, d'amitié. Ce livre est un tourbillon d'émotions en tous genres qui nous transperce au plus profond de nous-mêmes, qui vient nous chercher et nous fait comprendre que le terre ne tourne pas seulement pour notre petit plaisir, mais aussi pour des personnes malades , qui n'ont parfois même pas l'espoir de guérir.
  Ce livre, je voudrais le garder pour moi, comme un secret profondément enfoui, comme un mirage, une histoire cachée juste entre l'auteur et moi, et en même, je voudrais le faire partager à l'univers entier qui ne peut plus continuer à évoluer sans ce cadeau que John Green nous offre, ici. 
  En ouvrant ce roman, je m'attendais à pleurer. Mais pas tant que ça, au début, finalement. Parce qu'Hazel est dotée d'un tel humour. Grinçant, peut-être, et parfois douloureux, lui aussi, mais c'est si profond qu'on en rit, souvent. Ces deux personnages forment un ensemble du tonnerre, on peut le dire franchement. Parce qu'ils ne sont pas seulement malades, ensemble, drôles et émouvants, touchants, liés l'un à l'autre d'une façon indescriptible, mais juste vivants. Avec une étincelle en plus, quelque chose que personne n'a sauf eux mais qui change tout. 
  J'avoue que pour les cent premières pages, je me disais que ce livre n'était pas un coup de cœur, seulement un très bon livre. C'est quand les larmes de joie ou de tristesse, ou de beauté, toutes en alternance et mélangées en même temps, me sont venues que je me suis dit que le Time Magazine avait tort. Ce n'est pas le MEILLEUR ROMAN 2012. C'est un des meilleurs livres jeunesse, et un des meilleurs-livres-tout-court. Il est impossible de le rentrer dans une case. Impossible d'en parler sans se tromper un peu. Impossible de décrire tout le panel d'émotions par lesquelles il nous fait passer.
  On rentre timidement dans ce livre, on s'y aventure avec une petite lampe torche, un peu tremblant, mais décidé à lire. On en ressort grandi, émerveillé, pleurant, une boîte de mouchoirs vide sur le lit, un sentiment inexplicable de vide dans notre ventre, une faim à peine rassasiée parce que le roman pourrait encore continuer, et j'avoue que je me laisserais largement tenter par ce que fait Hazel dans le livre, à savoir courir après une suite d'un roman inoubliable. Mais je ne le ferai pas. Parce qu'un livre n'a jamais de fin et que je ne serai jamais satisfaite par celle-ci car on pourra toujours le continuer.
  La fin, parlons-en, est horrible. Belle, en même temps, mais déchirante, et inattendue en se rappelant le début de l'histoire. Une fin marquante que, je pense, personne n'oubliera. Une fin où l'on se sent bien égoïste de pleurer ainsi alors qu'Hazel doit ressentir quelque chose de plus horrible encore. Bien sûr, c'est un personnage fictif, mais ici, elle ne semble que réelle et bien vivante sous les mots parfaits de John Green. 
  Ce que j'ai beaucoup aimé, aussi, c'est cette poursuite de la fin du livre qu'ont tous les deux lu Hazel et Augustus, cet acharnement malgré tout ce qu'ils peuvent vivre. C'est beau. Parce que c'est leur rêve et qu'ils ne désespèrent pas de le réaliser.
  L'écriture de John Green nous berce du début à la fin et nous fait vivre avec ses fabuleux et attachants personnages des péripéties magnifiques. Dures, comme toujours, mais tellement prenantes et bourrées de rebondissements...c'est splendide! Cette plume est d'une délicatesse, d'une subtilité, d'une magnificence aberrante. On rit, on pleure, on bataille contre la douleur qui nous prend nous aussi, c'est incroyable!
  Plus qu'un roman, c'est une leçon de vie, un livre coup de poing dont on se remet difficilement et qu'on n'oublie pas tant il nous marque au fer rouge. 
  Hazel et son cynisme, sa force, son courage. Augustus et sa joie, son naturel, son optimisme. Deux personnages aux noms rares et atypiques, mais aux personnalités bien plus originales et introuvables encore.
  Cette critique a été la plus dure à écrire pour moi depuis les débuts de ce blog, sachez-le, parce qu'on ne peut pas décrire tout ce qu'on ressent, toutes ces émotions paradoxales et contradictoires, tout ce qu'on vit avec ces personnages hors du commun.
  Une histoire sur laquelle j'ai versé bien des larmes surtout le dernier tiers du livre tant on s'attache aux personnages et tant la tournure des choses devient surprenante et triste...
  Voilà, je vais m'arrêter là, parce que je ne sais pas trop quoi dire d'autre.
  Un dernière chose : un merci infini encore une fois aux éditions Nathan et surtout à cet auteur bouleversant qui nous offre ici le livre d'une vie. 
  Tout ce que je vous demande c'est une chose : lisez ce livre. Vous grandirez plus avec en quelques heures qu'en plusieurs années.
  Un coup de cœur inébranlable et incroyable pour une merveille sans nom!
 
                   Goutte! 

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